Ortie, mauvaise herbe ou superaliment ?

Ortie, superaliment. Bienfaits de l'ortie piquante

En cette période de renouveau, de nombreuses plantes pointent le bout de leur nez. Dans la famille des mal-aimées, arrêtons-nous sur l’ortie piquante… Souvent considérée comme mauvaise herbe, cette plante qui pousse un peu partout a mauvaise réputation, probablement à cause de ses poils urticants situés sur sa tige et le dessous de ses feuilles. Et pourtant, elle regorge de bienfaits. Feuille, tige, racines peuvent être utilisées.  Focalisons-nous aujourd’hui sur la feuille.

Diurétique et riche en chlorophylle connue pour ses nombreux bienfaits dont l’absorption des toxines, l’ortie est détoxifiante. Alcalinisante, elle régule également l’équilibre acido-basique, cher au naturopathe. Elle est donc une véritable plante detox qui permet d’éliminer les déchets métaboliques en cette période de transition.

Ses bienfaits ne s’arrêtent pas à une simple détox. Elle est également reminéralisante grâce à son apport en minéraux et oligo-éléments (silice, potassium, fer, magnésium…) et vitamines (A, B, C, E, K). Elle a donc toute son utilité en cure de printemps pour augmenter notre vitalité et renforcer notre organisme fatigué à la sortie de l’hiver. La nature faisant bien les choses, elle pointe sa tête au début du printemps, période idéale pour la cueillir ! 

Sa richesse en fer en fait aussi un aliment appréciable pour les végétariens. Consommable tout au long de l’année, nous pouvons l’utiliser fraîche, séchée, en poudre… Ses domaines de prédilection : fatigue, allergie, ménopause, rhumatismes, circulation sanguine…  

N’hésitons pas à l’utiliser en soupe, pesto, dans des quiches, des omelettes… Séchée, elle permettra de réaliser de délicieuses tisanes. Rien de tel qu’une infusion le matin pour bien commencer la journée ! En usage externe, elle fera des merveilles sur la peau en lotion, masque, cataplasme ou dans un shampooing ou eau de rinçage pour lutter contre les pellicules ou les cheveux gras. N’oublions pas le jardinier qui trouvera aussi dans l’ortie une alliée (engrais, répulsif des pucerons).

Si vous avez la chance de la rencontrer, ne l’arrachez plus. Profitez des cadeaux que vous offre la nature et partez à sa cueillette (veillez à la cueillir loin de toute pollution). Accueillez-la dans votre jardin, plantez-la en jardinière sur le balcon…

Crédit photos : N.Albertelli

Télétravail, hyper-connexion… Attention dangers !

Hyper-connexion, difficulté à couper… Le télétravail réduit la frontière entre vie privée et vie professionnelle et peut générer stress et surmenage.

Hyper-connexion, difficulté à couper… Le télétravail réduit la frontière entre vie privée et vie professionnelle et peut générer stress et surmenage.

Quand il permet de s’adapter à une situation nouvelle, le stress est normal et nécessaire mais lorsqu’il s’installe dans la durée, il devient délétère pour la santé.

Dans un premier temps (phase d’alerte), l’organisme mobilise toutes ses ressources pour fuir ou lutter contre ce stress. Si celui-ci devient chronique, le corps entre dans une phase d’adaptation : hypersécrétion de cortisol pour fabriquer l’énergie nécessaire et continuer à lutter. Cette hypersécrétion peut avoir des répercussions sur la santé (état inflammatoire, troubles de la concentration, insomnies, baisse des défenses immunitaires, migraines, troubles musculosquelettiques….). Si le stress perdure, sur-sollicitées, les glandes (surrénales, thyroïde…) s’épuisent et l’organisme n’a plus l’énergie pour lutter. On parle alors de phase d’épuisement et certaines pathologies apparaissent : troubles cardiovasculaires, burn-out, dépression… Attention donc au stress – même si nous avons l’impression de bien le gérer – et agissons aux premiers signaux envoyés par notre corps.

ON STOPPE LA SUR-SOLLICITATION :
– En journée, pauses régulières : le cerveau en a besoin – même en télétravail. Ne pas en tenir compte serait contre-productif. Le télétravail le permettant, on fait le tour du jardin, quelques respirations ou étirements sur le balcon ou tout simplement on profite de ses proches.
– Après déjeuner, petite marche digestive, micro-sieste…
– 3 fois par jour : cohérence cardiaque, une technique de respiration qui harmonise le système nerveux sympathique (accélérateur) et parasympathique (frein). Elle diminue le stress, l’anxiété et la tension artérielle
Activité physique 2 à 3 fois par semaine pour évacuer l’excès de cortisol : marche, randonnée, course, yoga, vélo (sports d’endurance de préférence).

ON SE RESSOURCE :
Ecoute de son corps dès les premiers signes de fatigue : pauses, sieste, sommeil de qualité…
Détente physique et psychique : méditation, relaxation, méthode Jacobson ou Schultz (baisse des tensions musculaires), massages bien-être (passage sur le parasympathique)…
– Bains chauds, bouillotte chaude sur les reins…
– Repas moins copieux, monodiètes… On s’hydrate et on privilégie des aliments simples (végétaux, fruits, protéines de qualité…), aliments crus (riches en vitamines et minéraux), Oméga-3 (huiles, petits poissons gras), aliments lacto-fermentés (kéfir, kombucha, légumes lacto-fermentés), super-aliments (pollen, gelée royale, graines germées, germe de blé, algues…)

Certains compléments peuvent le cas échéant aider à passer ce cap difficile et augmenter la résistance au stress : magnésium, romarin, ginseng, éleuthérocoque, rodhiola, fleurs de Bach…

Vous l’aurez compris, l’essentiel est d’être, là encore, dans la prévention : ne pas se laisser déborder, revenir à l’essentiel. Faire coexister vie personnelle et professionnelle, tout est question d’équilibre….

Photo by Damian Zaleski on Unsplash

6 conseils naturo pour retrouver sa bonne humeur

6 conseils naturo pour retrouver sa bonne humeur

Manque de soleil, informations anxiogènes, climat morose… Et si notre sérotonine y était pour quelque chose ? Aussi appelée hormone de la bonne humeur, la sérotonine est un neurotransmetteur qui permet les échanges entre neurones. Son déficit peut favoriser anxiété, agressivité, dépression, insomnies…

6 conseils pour améliorer son taux de sérotonine et sans nul doute, sa bonne humeur :

1 – Santé intestinale :

la sérotonine est fabriquée majoritairement par l’intestin. Il est essentiel de supprimer la nourriture transformée riche en graisses saturées et en sucre qui l’abîme ; de réduire le stress (relaxation, méditation, sophrologie, massages bien-être… ) ; de manger lentement et de privilégier fruits et légumes, fibres, pré et probiotiques…

2 – Alimentation saine et équilibrée riche en vitamine B6 et magnésium :

légumes (crudités, vapeur, potages…), fruits frais et secs, légumineuses, céréales complètes, fruits de mer, bananes, chocolat noir, pain complet, levure de bière… Ne pas oublier les oméga 3 également indispensables au système nerveux : poissons gras, huiles végétales (colza, noix…).

3 – Exercice physique, de préférence en extérieur pour apporter l’oxygène nécessaire au bon fonctionnement des cellules :

à minima une marche quotidienne de 30 minutes qui améliorera aussi votre taux de vitamine D bénéfique pour la sérotonine.

4 – Sommeil récupérateur pour être en forme au lever :

alimentation propice à un bon sommeil, suppression des dîners trop riches, des sources de lumière bleue (écrans) avant de se coucher qui perturbe la production de mélatonine….

5 – Moments de plaisir :

même si les conditions actuelles n’y sont pas propices, s’entourer de personnes positives, activités en famille : jeu de société, lecture, recettes cuisine… Avec un peu d’ingéniosité, les occasions de se retrouver autour d’une activité commune sont nombreuses, ré-inventons les moments de partage !

6 – Plantes amies :

ortie, gingembre, griffonia, millepertuis, safran, romarin… (toujours demander conseil à un professionnel, certaines plantes peuvent être contre-indiquées). Une infusion de tilleul, de camomille ou de passiflore pour clôturer la journée ? Huile essentielle d’Ylang-ylang aux vertus anti-stress à utiliser en massage ou celles de petit grain bigaradier ou ravintsara en diffusion pour apporter des ondes positives dans votre intérieur ?

En conclusion, reprenons les rênes de notre vie pour lutter contre la morosité ambiante. La naturopathie et l’apprentissage d’une hygiène de vie saine, simple et naturelle a toute sa légitimité pour y parvenir.

Photo by Yuyeung Lau on Unsplash

Vitamine C, vedette de l’hiver mais pas que…

Anti-oxydante majeure, la vitamine C (ou acide L-ascorbique) est une vitamine hydrosoluble (qui se dissout dans l’eau). Elle est principalement connue pour son rôle dans le renforcement du système immunitaire, plus précisément dans la fabrication des lymphocytes T en charge de détruire les cellules infectées. Elle intervient également dans de nombreuses autres fonctions métaboliques de l’organisme.

– Elle aide le foie dans sa fonction de détoxification, atténue les réactions allergiques.
– Grâce à son pouvoir anti-oxydant, elle est l’amie de la peau : elle combat les radicaux libres (pollutions, tabac, UV) et lutte contre les agressions et le vieillissement des cellules.
– La vitamine C intervient également dans la fabrication du collagène, constituant majeur de la peau, des ligaments et des cartilages.
– Elle permet une meilleure assimilation du fer. Il est donc conseillé de la prendre en même temps que le fer quand il y a supplémentation.

L’organisme ne peut pas la fabriquer. Il est nécessaire de l’apporter quotidiennement grâce à l’alimentation (110 mg/jour). Une carence prolongée peut entraîner le scorbut, une maladie courante chez les marins au XVIIIème  siècle qui partaient en mer pour de longues périodes et n’avaient pas accès aux fruits et légumes frais, riches en vitamine C. Le scorbut entraîne le déchaussement des dents, des hémorragies pouvant mener au décès de la personne.

De nos jours, une alimentation saine permet d’avoir un taux normal de vitamine C. Elle se trouve dans tous les fruits et légumes. Certains en contiennent davantage comme l’acérola, la goyave, le cassis, le cynorrhodon, les kiwis, les agrumes, le persil, le cresson, le poivron, le chou frisé, le brocoli, le radis noir…

Pour en profiter de manière optimale, il est préférable de choisir des produits frais et biologiques qui ont une valeur nutritionnelle plus importante (plus riches en vitamines et non pollués). La vitamine C étant détruite à partir de 60°, mieux vaut consommer ces aliments crus ou cuits à basse température (vapeur, cuisson lente, à l’étouffée).

En cas de fatigue, d’infections répétées, il est primordial de mettre ces aliments au menu de tous les jours. Il est parfois utile de donner un coup de pouce à l’organisme en supplémentant en vitamine C. Dans ce cas, il est essentiel de choisir des suppléments naturels sans additifs chimiques qui seront davantage assimilables par l’organisme.

Hiver, froid, humidité, virus, le corps a fort à faire pour lutter contre toutes ces agressions. Le système immunitaire est sur la première ligne de front pour nous protéger.

Fêtes de fin d’année : protégez votre foie…

Situé dans la partie supérieure droite de l’abdomen, le foie pèse en moyenne 1,5kg et joue un rôle important dans le bon fonctionnement de l’organisme. Véritable centrale d’épuration, il filtre et nettoie le sang (bactéries, alcool, hormones, toxines…). Il intervient également dans la digestion, la synthèse et le stockage de certaines vitamines, la fabrication du cholestérol et bien d’autres fonctions encore…

Il est malheureusement souvent malmené par une alimentation trop riche en sucre, en produits transformés, en céréales raffinées ou par une consommation excessive d’alcool ou de sodas. Certains signes peuvent être synonymes d’un foie fatigué : réveils nocturnes vers 3h du matin, cernes, jaunissement de la peau, démangeaisons, langue chargée, difficultés à digérer…

Avec les fêtes qui approchent, il va être mis à rude épreuve. Anticipez pour ne pas le surcharger : repas légers (légumes, viandes blanches…), cure de radis noir et artichaut, hydratation, exercices physiques…

Le jour J, évitez la surconsommation d’alcool. Optez pour des vins biologiques sans sulfites, de préférence rouges. Hydratez vous correctement (l’alcool engendre une déshydratation). Du psyllium pris avant le repas aidera à protéger les muqueuses de l’estomac et limitera les effets nocifs de l’alcool grâce à sa capacité d’absorption. Mangez lentement, prenez le temps de mâcher pour améliorer le processus digestif (la digestion commence dès la bouche avec la mastication et l’action de la salive). Et n’oubliez pas la balade digestive après le repas…

Après cette parenthèse annuelle, revenez à une alimentation légère et saine. Privilégiez légumes et fruits, supprimez les produits transformés, réduisez sucres et graisses, hydratez-vous correctement pour éliminer les déchets. Ajoutez exercices physiques, bouillotte chaude, quelques plantes amies du foie telles que radis noir, chardon marie, romarin, artichaut… 

De quoi faire oublier à votre foie cette période compliquée. Prenez de nouvelles habitudes : protégez-le au quotidien, adoptez quelques réflexes naturopathiques : prévention, hygiène de vie saine, drainage… 

Photo by Sven Mieke on Unsplash

Mal de dos, mal du siècle ? Comment le soulager malgré le confinement ?

Mal de dos, comment soulager les douleurs dorsales ?

Une mauvaise posture, une tension, un stress peuvent générer des douleurs dorsales. La sédentarité, accrue en cette période de confinement, amplifie ces douleurs. Il est primordial de maintenir, grâce au mouvement, une tonicité musculaire : éviter de rester trop longtemps assis, marcher le plus souvent possible, privilégier les escaliers à l’ascenseur, pratiquer 30 min d’exercices physiques par jour, des étirements et des assouplissements (yoga), travailler la sangle abdominale (méthode de Bernadette de Gasquet)…

Réduire le stress, source de tensions et de douleurs souvent situées au niveau des épaules et des trapèzes, est important. Les solutions : relaxation, méditation, massages… Ces derniers, très appréciés des personnes qui souffrent du dos, activent la circulation, détendent et mettent l’organisme en parasympathique (branche du système nerveux autonome qui ralentit le rythme cardiaque, baisse la tension artérielle et l’activité respiratoire). On peut aussi masser la zone douloureuse avec un mélange d’huile végétale d’arnica et d’huile essentielle de gaulthérie ou d’eucalyptus citronné. Dès les premières douleurs, on applique une source de chaleur pendant une quinzaine de minutes afin de réduire la contraction des muscles : bouillotte, cataplasme chaud d’argile, bain chaud… Pour soulager les douleurs, on peut également s’orienter, en prévention, vers d’autres disciplines comme l’acupuncture, l’ostéopathie.

Le naturopathe, parce qu’il s’intéresse à la cause et non aux symptômes, se penchera aussi sur l’alimentation. Notre mode de vie actuel crée des carences, des surcharges, de l’acidification. Celle-ci induit une inflammation des tissus qui peut provoquer des douleurs chroniques. Pour calmer cette inflammation, on réduit les aliments inflammatoires (sucres, café, alcool, céréales raffinées, viande, laitages) et on privilégie les oméga 3 qui diminuent cette inflammation (huile colza, noix, poissons gras…), les fruits et les légumes frais – biologiques de préférence – consommés crus pour conserver les vitamines et minéraux ou cuits à une température inférieure à 110°C. Certaines plantes peuvent être ajoutées : harpagophytum, écorce de saule blanc, bouleau, feuilles de cassis aux vertus anti-inflammatoires ; valériane décontracturante pour les muscles. Pourquoi ne pas se laisser tenter par une pause autour d’une infusion reminéralisante à base d’ortie et de prêle ou désacidifiante à base d’aubier du tilleul, cassis ou bouleau ?

L’être humain étant un tout composé de plusieurs dimensions : physique, vitale, mentale, spirituelle (principe de l’holisme, cher au naturopathe), on peut parfois se questionner sur la symbolique du mal de dos. N’est-ce pas un moyen pour le corps d’exprimer ce que nous ne voulons pas voir ? En avoir plein le dos, faire le dos rond, endosser les responsabilités… L’occasion de se reconnecter à soi et d’écouter ses émotions…

Photo by Joyce McCown_Unsplash

Chouchoutez votre thyroïde, quelques conseils naturo…

thyroïde à la base du cou secrète hormones thyroïdiennes T3 et T4

La thyroïde, petite glande en forme de papillon située à la base du cou (environ 5 cm de haut sur 2 à 3 cm de large) intervient dans de nombreuses fonctions vitales. Elle secrète les hormones T3 et T4 qui jouent un rôle dans la croissance osseuse, le stockage du sucre hépatique, le cholestérol, la gestion des graisses…) ; la calcitonine qui favorise la reminéralisation des os, l’élimination des minéraux usés par les reins… Pour fabriquer ces hormones, elle a besoin de « matières premières » que sont l’iode, le sélénium, les oméga-3, le fer, le zinc, le cuivre ou les vitamines du groupe B.

Lorsque la thyroïde fonctionne au ralenti, le taux d’hormones thyroïdiennes dans le sang baisse et certains troubles peuvent apparaître : prise de poids, frilosité, fatigue chronique, peau sèche, œdème, concentration difficile, hypersomnie, baisse de libido… Une hygiène de vie quotidienne permettra à cette petite glande de fonctionner au mieux et de se régénérer en cas de faiblesse passagère.

Dans cette société anxiogène, du toujours plus vite, il est important de savoir mettre au repos sa thyroïde. Comment faire ? Réduire ses activités, éviter le stress, avoir un sommeil récupérateur, se recharger dans la nature (promenades au bord de mer pour l’apport en iode)…  Les huiles essentielles de myrte vert ou d’épinette noire sont également les amies de la thyroïde fatiguée.

Votre naturopathe vous conseillera une alimentation saine, vivante, biologique (la thyroïde est très sensible aux polluants), riche en oligo-éléments et minéraux tels que iode (algues, fruits de mer, haricots verts, radis…), zinc et sélénium (noix du Brésil, huîtres, moules, foie de veau…), tyrosine (lentilles, riz complet, avocat, banane, œuf, filet de poulet…)…. Il axera également son action sur le foie, les intestins et les surrénales, incontournables pour un bon fonctionnement de la thyroïde.

Il pourra vous donner quelques conseils supplémentaires : méditation, relaxation, gymnastique du cou, douche écossaise… Car selon l’adage naturopathique « la fonction crée l’organe », agissez donc pour votre thyroïde, elle vous le rendra !

Massages bien-être, prendre soin de soi

Massages bien-être
Massages bien-être, prendre soin de soi

De plus en plus populaires pour lutter contre le stress et se libérer du quotidien, les massages bien-être sont de vrais moments de plaisir aux nombreuses vertus : pratiqués régulièrement, ils permettent d’obtenir un meilleur état de santé général (réduction des tensions musculaires et de l’anxiété, stimulation des défenses immunitaires et de la circulation sanguine et lymphatique…).

Partie intégrante des cures naturopathiques, ils sont composés de manœuvres bien précises : effleurages, ponçages, pétrissages, foulages, frictions, percussions… A l’exception de quelques contre-indications et de zones qui ne doivent pas être massées, ils sont indiqués sur des zones telles que dos, membres inférieurs et supérieurs, articulations, abdomen. Selon les manœuvres effectuées, ils apportent un effet détoxiquant en travaillant sur une zone particulière ou relaxant en agissant sur le système nerveux parasympathique.

Les massages bien-être permettent de se reconnecter à son corps, de prendre conscience de tensions. Ils réduisent la douleur et les courbatures après un exercice physique et permettent la récupération du corps. Ils sont aussi très utiles lors de périodes de stress (les émotions non digérées ou non exprimées peuvent s’enkyster dans le corps physique). Ils agissent sur le système nerveux parasympathique (qui permet d’apporter la détente, de revenir à un état de calme après une situation de stress…). Ils augmentent le taux de sérotonine (hormone de la bonne humeur), de dopamine (hormone du plaisir), d’endorphines (hormone du bonheur) et diminuent le cortisol (hormone du stress). Passer en parasympathique améliore les fonctions des glandes, l’activité digestive, la filtration rénale, la respiration (qui favorise l’oxygénation de l’organisme).

Le corps est composé de liquides (sang, lymphe…) qui assurent la circulation des nutriments et l’élimination des déchets. Le naturopathe veille à ce que ces liquides soient peu encrassés et circulent correctement. Le massage bien-être, en ayant une action mécanique et drainante, est un outil efficace pour améliorer les échanges entre le sang et la cellule. Il relance le mouvement et aide à faire circuler les toxines éliminer les déchets vers les filtres. Les tissus massés seront également plus toniques.

Pour clore ce dossier non exhaustif, retenons que les massages sont des moments privilégiés de bien-être : une pratique régulière, idéalement tous les mois, apporte de nombreux bienfaits. Associés à une alimentation saine et des exercices physiques réguliers, ils aident à gagner en qualité de vie et à optimiser son capital santé.

Photo by Alan Caishan_Unsplash

Massages bien-être : envie de tester leurs bienfaits ?

Pour notre santé, oxygénons nos cellules

L’air que nous respirons contient environ 21 % d’oxygène indispensable au bon fonctionnement de notre organisme. Lorsque nous inspirons, l’oxygène pénètre dans les poumons, passe dans le sang au niveau des alvéoles pulmonaires. Il est ensuite transporté par l’hémoglobine de nos globules rouges jusqu’aux cellules. A l’intérieur de celles-ci, les mitochondries – de véritables petites usines – produisent l’énergie nécessaire à notre organisme. Cette opération, appelée respiration mitochondriale, ne peut être effective qu’en présence d’oxygène.

Cependant, certaines situations engendrent un manque d’oxygénation (pollution, tabac, maladies respiratoires, stress, altitude…) qui peut être source de maux de tête, fatigue, problèmes de mémoire, insomnies, faiblesse du système immunitaire, radicaux libres en excès….

Des solutions existent pour lutter contre ce manque. Tout d’abord pratiquer une activité physique en plein air dans un lieu peu pollué, riche en oxygène (les forêts et surtout celles de pins et de sapins, la mer, la campagne sont des endroits idéaux). Aérer régulièrement son habitation afin de remplacer l’air vicié par un air frais riche en oxygène. Dormir la fenêtre entrouverte pour oxygéner nos cellules pendant le sommeil.

Adopter une alimentation saine et équilibrée est aussi essentiel. Penser à consommer des aliments riches en fer (l’hémoglobine qui transporte l’oxygène est composé de fer) : viandes rouges, boudin noir, foie, amandes, sésame, lentilles… La chlorophylle est aussi un aliment de choix, elle améliore la production des globules rouges et de l’hémoglobine. On la trouve dans les légumes verts à feuilles, le brocolis, les haricots verts, la spiruline…

Accroître le volume de sa cage thoracique, apprendre à respirer en pleine conscience (on inspire et expire lentement, profondément) sont aussi de bons moyens pour pallier un manque d’oxygénation. Le yoga, la méditation peuvent aider à y parvenir. La cohérence cardiaque est aussi un exercice intéressant à mettre en place : 3 fois par jour, on effectue 6 respirations par minute et ceci pendant 5 minutes. Elle a de multiples avantages comme améliorer l’état physique et psychique, réduire le stress, améliorer le sommeil, diminuer la tension artérielle, réguler le taux de sucre…

On peut également utiliser les huiles essentielles. Citons celle d’eucalyptus globuleux, à utiliser avec précaution comme pour toute huile essentielle (ne pas utiliser chez les asthmatiques, épileptiques, femmes enceintes ou en cas de toux sèche).

Pour finir, on retiendra le bol d’air Jacquier, un appareil du nom de son inventeur, René Jacquier. Grâce à un air enrichi (huile essentielle de térébenthine utilisée comme transporteur de l’oxygène), il permet une meilleure distribution et assimilation de l’oxygène par les cellules.

Les solutions sont multiples pour assurer une oxygénation optimale, n’hésitons pas à les adopter, une véritable hygiène vitale pour vivre en bonne santé !

Ami potager : la betterave

La betterave que l’on peut déguster été comme hiver – malheureusement souvent peu appréciée – possède de nombreuses vertus. Elle est dotée d’un important pouvoir antioxydant, riche en eau, fibres, minéraux et oligo-éléments. Elle permet l’hydratation de l’organisme, intervient dans la régulation de la pression artérielle, aide le foie dans son travail.

La vitamine B9 qu’elle contient, utile pour la fabrication des globules rouges et essentielle pour la femme enceinte, permet de réduire la fatigue.

Ses feuilles riches en vitamines A, E, B1, B2, C, E, fer, magnésium et calcium peuvent être également consommées crues ou cuites comme les épinards.

Très facile à cultiver, elle se sème généralement entre mai et juin. Elle se conserve dans un endroit frais et sombre, dans le bac à légumes du réfrigérateur. Elle peut se consommer en salade, soupe mais aussi en dessert. Pourquoi ne pas commencer par tester le gâteau à la betterave ?

Illustration/Photo by Nathalie Albertelli